Ce 17 juillet, un mail du président Fleury à Lyon 1 revient sur le processus de fusion, bientôt suivi par des mails similaires dans chaque établissement et un communiqué de l’Université de Lyon. Comme souvent, on y apprend ce qu’on savait déjà, mais en des mots plus compliqués.

Les travaux menés par les établissements et au sein des groupes de travail « feuille de route composantes » ont conduit à proposer une organisation en 8 pôles de formation et de recherche. (…)

Parallèlement à cette réflexion, un socle organisationnel de transition (sic) est à l’étude pour un fonctionnement de l’établissement dès sa création. Cette organisation concerne le niveau central et la subsidiarité nécessaire à la large autonomie de ces pôles de formation et de recherche, tout en tenant compte de la spécificité de chacun.

À ce titre, les directeurs généraux des services des cinq établissements réalisent un premier état des lieux sur quatre fonctions supports : finances, ressources humaines, scolarité et systèmes d’information. À ce stade, il ne s’agit que de la réalisation d’un état des lieux par les services administratifs et les options proposées dans ce cadre ne visent qu’à enrichir les travaux d’étude et de connaissance mutuelle entre les établissements. Naturellement, tout projet de cette dimension doit être et sera présenté aux instances représentatives personnels et aux conseils des établissements.

Parallèlement, une première étude du volet juridique et institutionnel est en cours. Elle s’inscrit dans la réflexion sur la définition d’un établissement d’un type nouveau permettant l’emboitement de personnes morales, et s’appuiera notamment l’élaboration des futurs modes d’organisation et de fonctionnement de cet établissement.

Ces différents axes de réflexion seront menés dans un calendrier compatible avec les engagements pris devant le jury international et pour une mise en place de Université de Lyon en 2020.

Comme nous l’annoncions il y a quelques semaines, les DGS commencent donc à réfléchir à la fusion de certains services centraux. Les agents concernés, ou du moins les chefs des services, sont-ils associés à cette démarche ? Les « travaux d’étude » s’en trouveraient assurément « enrichis ». Quant aux conclusions de ces travaux, nous espérons qu’elles seront rapidement disponibles pour pouvoir nourrir le dialogue des « instances représentatives » avec celles et ceux qu’elles représentent…


Et puisqu’il est question de langue de bois et d’instances représentatives, les élu⋅es étudiant⋅es de l’ENS (qui s’étaient déjà faits remarquer par une motion très réservée quant à l’Idex au printemps) publient un échange de courriels avec leur président (par ailleurs chef de projet Idex).

Interpellé sur le manque d’implication des étudiant⋅es dans le processus de construction de l’université-cible, celui-ci répond :

Comme vous, je pense qu’il est indispensable que ce projet mobilise les communautés de l’établissement.  Vous avez pu observer que lors de chaque instance (CEVE, CT, CHSCT, CA), je fais un point d’information sur l’avancement du projet.  Depuis janvier, j’ai également organisé plusieurs rencontres avec les différentes communautés de l’Ecole, chercheurs, enseignants-chercheurs, étudiants et personnels. Nous nous sommes d’ailleurs vus début mai pour échanger à ce sujet.

La démarche adoptée pour le projet est celle de cycles successifs qui impliquent notamment des groupes de travail (GT) inter-établissement. Les premiers GT, dits « feuilles de route composantes » ont permis de faire émerger la proposition actuelle des Pôles de Formation et Recherche. Les GT à venir, « pôles formation et recherche académiques », ont vocation à proposer des éléments de vision et d’ambition académique pour chaque pôle, en s’appuyant sur la description de ses missions principales, tant en formation qu’en recherche. Ces GT associeront initialement des chercheurs, enseignants-chercheurs et enseignants des établissements, et s’élargiront ensuite. Je proposerai bien sûr que des élus représentant les étudiants et les personnels fassent alors partie de ces réunions, et je sais pouvoir compter sur votre investissement. (…)

Il est éloquent que la « mobilisation des communautés » semble ne devoir passer que par des « points d’information » pour l’instant…

Restons néanmoins attentifs⋅ves à ces futurs groupes de travail, ouverts aux élu⋅es « dans un second temps », et dont la composition aurait dû être arrêtée (et publiée ? rien n’est moins sûr) il y a plus d’un mois.

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