L’annonce, il y a quelques jours, des futurs pôles de l’université-cible, n’a pas laissé indifférentes les structures de recherche en informatique du site, qui se sont élevées contre le sort qui serait fait à cette discipline. Pour rappel, l’informatique se trouverait écartelée entre l’ENS (intégrée au pôle « Disciplines fondamentales ») et l’ancien département d’informatique de la FST (faculté des sciences et technologies) de Lyon 1, envoyé vers l’un des pôles « Ingénierie » ou « Sciences, technologie, société ».

Cette situation est également celle de la biologie (écartelée entre ENS « fondamentale » et un pôle biologie à la cohérence discutable : l’IPSB, institut de pharmacie de Lyon 1 qui y serait rattaché, aurait d’ailleurs voté une motion contre ce découpage, et réclamant un regroupement avec la médecine).

Dès cette annonce, le LIRIS (laboratoire d’informatique plutôt centré sur Lyon 1), le LIP (second laboratoire, plutôt localisé à l’ENS) et la FIL (Fédération informatique de Lyon) ont produit trois motions qui :

  1. rejettent le rattachement de l’informatique au pôle « Sciences, technologie, société », et demandent plutôt un rapprochement avec l’INSA,
  2. s’inquiètent de ce que l’informatique de Lyon 1 soit écartée du pôle « Disciplines fondamentales » malgré la proximité avec l’informatique de l’ENS d’une part, et les mathématiques de l’autre (avec lesquelles elle partage plusieurs formations au sein de la FST, ainsi que le LabEx MiLyon et une école doctorale) : l’informatique n’aurait-elle le droit d’être « fondamentale » qu’à l’ENS ?
    On lit d’ailleurs sur les réseaux sociaux que les mathématiciens et physiciens ne voulaient pas de ce terme de disciplines « fondamentales » (pour un pôle initialement désigné par « arts et sciences »), rajouté en justification de ce découpage peu satisfaisant…

Nous reproduisons ci-dessous ces trois motions.

Remarquons également qu’on assiste ainsi à une explosion de l’actuelle FST de Lyon 1 :

  • mathématiques et sciences physiques d’une part,
  • informatique, GEP, mécanique d’autre part,
  • et la biologie dans un coin,

et l’on entend plusieurs voix évoquer une volonté d’en finir avec une faculté qui est un centre de contestation historique au sein de l’université. Sa direction (plus que sceptique quant au projet d’Idex), est d’ailleurs régulièrement court-circuitée dans toutes ces discussions au sujet de son avenir…


Note du 17 juillet : le CITI, laboratoire en informatique et télécommunications basé à l’INSA, vit lui aussi cet « écartèlement » entre ingénierie et recherche fondamentale :

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