Dans un courrier adressé le 20 février aux décideurs de l’ESR lyonnais et stéphanois (rectrice, métropoles, universités et écoles, CROUS), le vice-président étudiant de l’Université de Lyon (Alexandre Tiraboschi, FAGE) présente les demandes d’un « groupe de travail étudiant » qui réunit depuis un an des représentant⋅es étudiant⋅es du site (VPE, élu⋅es, responsables d’associations).

Ces demandes concernent en particulier :

  • La poursuite de la coordination territoriale des actions de vie étudiante lors de la construction de l’université-cible, en particulier concernant la politique d’accès au soin et les installations sportives, ainsi que l’accueil des étudiant⋅es.
  • La création d’un « observatoire de la vie étudiante » chargé d’étudier statistiquement la population étudiante.
  • Le renforcement d’actions autour de la mobilité et du logement étudiants.
  • Le financement des ces mesures par la CVEC ; il est d’ailleurs également proposé que celle-ci soit gérée par une commission où la représentation étudiante soit majoritaire.

Si nous grinçons parfois des dents en lisant que les actions tournées vers la vie étudiante sont des « packs de services », certes au service des « missions » mais avant tout motivés par « la visibilité et l’attractivité des sites universitaires » (toujours la concurrence…), nous rejoignons ce courrier quand il souligne l’importance des problématiques de santé, de mobilité, de logement étudiants, qui seront probablement amplifiées par la fusion à venir.

L’importance de maintenir des échanges à l’échelle du site (sans distinction entre l’université-cible et « les autres ») sur les questions de vie étudiante est également cruciale.

Nous nous interrogeons néanmoins sur quelques points :

  • Un observatoire de la vie étudiante n’aura d’intérêt que s’il est suffisamment indépendant et si ses rangs sont suffisamment ouverts aux voix minoritaires ; autrement, il ne serait qu’un outil de légitimation. Quelles garanties d’indépendance et d’ouvertures sont envisagées ?
  • La gestion de la CVEC par « 50 % minimum » de représentation étudiante nous inquiète, dans la mesure où les représentant⋅es étudiant⋅es tendent de plus en plus à être issu⋅es des (grosses) associations étudiant⋅es du site, qui sont aussi des acteurs très présents de la vie des campus (et donc, très consommatrices de subventions universitaires). Le risque de conflit d’intérêt est particulièrement élevé, en regard des sommes parfois en jeu. Il serait plus sage, dès lors, de proposer une composition garantissant une plus grande indépendance.
  • Mais surtout, comment se fait-il qu’après un an de travail, nos représentant⋅es aient laissé de côté tant d’aspects qui conditionneront drastiquement la vie étudiante : l’organisation politique du futur établissement, la politique de formation, la coordination entre université-cible et autres établissements ? Dans ses travaux préparatoires, le groupe de travail avait pourtant abordé toutes ces questions (avec des conclusions certes discutables) ; leur absence est désormais la première chose que l’on voit à la lecture de ce courrier.
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